Thérapie neurofeedback NeurOptimal® à Saint-Priest

Le neurofeedback : une approche de régulation du système nerveux

Le Neurofeedback NeurOptimal® est une technologie d’entraînement cérébral non invasive, basée sur les principes de l’autorégulation du système nerveux. Il s’agit d’un système dynamique qui observe en temps réel l’activité électrique du cerveau (EEG) et lui renvoie une information sous forme de microcoupures sonores lorsque celui-ci montre des signes d’instabilité ou de désorganisation.


Contrairement à certaines approches de neurofeedback dites « dirigées », NeurOptimal® ne cherche pas à imposer un modèle de fonctionnement particulier au cerveau. Il ne vise pas à corriger un symptôme précis ni à entraîner une fréquence spécifique. Il offre plutôt au système nerveux des informations lui permettant de s’ajuster de lui-même, en s’appuyant sur ses propres capacités naturelles d’autorégulation.


On peut comparer ce processus à un miroir : le cerveau reçoit un retour instantané sur son propre fonctionnement, ce qui lui permet progressivement d’optimiser sa stabilité, sa flexibilité et sa capacité d’adaptation.


Le NeurOptimal® ne pose aucun diagnostic, ne modifie pas directement le fonctionnement cérébral dans une direction prédéterminée et n’est pas un traitement médical. Il s’agit d’un outil d’accompagnement.

À quoi peut servir le Neurofeedback ?

Le Neurofeedback NeurOptimal® est souvent utilisé pour accompagner des personnes qui rencontrent, par exemple :

  • stress chronique et/ou une fatigue mentale ;
  • burnout ;
  • agitation motrice ;
  • hypervigilance ;
  • difficultés de sommeil ;
  • anxiété persistante ;
  • troubles de la concentration ;
  • surcharge émotionnelle et/ou mentale ;
  • difficultés de récupération : compétition, période de surmenage…


Il ne s’agit pas d’un traitement médical, ni d’un dispositif de diagnostic. Le Neurofeedback n’établit aucun diagnostic, ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique, et ne se substitue pas à une psychothérapie.

Comment se déroule une séance ?

Chaque séance se déroule de manière confortable et passive :

  1. Installation : des petits capteurs EEG sont placés sur le cuir chevelu et les lobes des oreilles pour enregistrer l’activité cérébrale.
  2. Relaxation : vous êtes confortablement installé, souvent avec de la musique ou des supports audiovisuels.
  3. Feedback en temps réel : le système NeurOptimal® analyse l’activité cérébrale. Lorsqu’il détecte des variations rapides ou « turbulences », il produit une microcoupure sonore. Le cerveau reçoit alors un « miroir » de son propre fonctionnement et peut s’autoréguler progressivement.
  4. Participation : aucune action volontaire n’est requise de votre part. L’apprentissage est autonome et non dirigé. Il n’y a rien à « réussir » ou à contrôler.


Chaque séance dure généralement environ 33 minutes (fréquence et nombre de séances adaptés individuellement).

Bande dessinée expliquant le fonctionnement du neurofeedback
Illustration expliquant le fonctionnement du neurofeedback

Neurofeedback et psychothérapie : une approche complémentaire

Personne ayant un casque avec des fils sur la tête, un ordinateur à côté

Mon cœur de travail reste la psychothérapie. NeurOptimal® est un outil complémentaire, proposé quand je pense que la régulation du système nerveux peut faciliter le travail psychique.


Dans ma pratique, le Neurofeedback ne remplace jamais l’espace de parole, de symbolisation, de compréhension de soi et de transformation psychique. Il peut cependant constituer un appui précieux lorsque le système nerveux est en état de tension chronique, d’hypervigilance ou d’épuisement.


Lorsque le système nerveux est moins en alerte, il devient souvent plus possible de :

  • ressentir sans être débordé(e) ;
  • mettre des mots sur ses vécus ;
  • explorer ses émotions ;
  • intégrer les expériences.


Un système nerveux plus régulé peut favoriser :

  • une meilleure disponibilité émotionnelle et une optimisation naturelle du bien-être mental ;
  • une capacité accrue à ressentir sans être débordé(e) ;
  • un accès plus fluide aux ressources internes ;
  • une meilleure intégration des expériences vécues en thérapie ;
  • une amélioration du sommeil et un équilibre intérieur ;
  • une amélioration de la concentration et des capacités cognitives ;
  • l’atteinte d’une performance optimale dans la vie personnelle et professionnelle.


Ainsi, le Neurofeedback peut parfois aider à rendre le travail psychothérapeutique plus accessible, plus tolérable et plus stable, sans jamais le remplacer.


Une approche respectueuse du rythme de chacun


Le Neurofeedback NeurOptimal® s’adresse à toute personne souhaitant soutenir son équilibre neurophysiologique, quel que soit son âge, même en tant qu'enfant. Il ne nécessite aucun effort cognitif, aucune compétence particulière et respecte le rythme propre à chaque individu. Il n’existe pas de « programme standard » : chaque cerveau est unique, chaque trajectoire aussi.

Vidéo explicative sur NeurOptimal®

Quand Isabelle Filliozat parle de NeurOptimal®

Neurofeedback NeurOptimal® et accompagnement de l’anxiété, du trauma et du burn out

Pourquoi l’utiliser dans les contextes de stress, burn out ou trauma ?


L’anxiété persistante, l’épuisement professionnel (burn out) et les répercussions psychophysiologiques du trauma sont souvent associés à une hypervigilance, une difficulté à se détendre, des tensions émotionnelles et des troubles du sommeil. La régulation du système nerveux est un élément important pour permettre une meilleure disponibilité affective et cognitive dans le cadre d’un travail thérapeutique.


Le Neurofeedback, en général, est souvent exploré comme outil d’autorégulation pour favoriser une réduction des tensions, une amélioration de la capacité à faire face au stress et une meilleure qualité de vie. Des recherches conduites sur diverses formes de neurofeedback suggèrent des effets sur l’anxiété, la régulation émotionnelle et certains aspects du PTSD, bien que les preuves spécifiques à NeurOptimal® soient limitées dans la littérature scientifique publiée.


Pourquoi cela peut aider en cas d’anxiété, de trauma ou de burn out ?


Dans ces situations, le système nerveux est souvent coincé en mode « survie » : hypervigilance, tensions, épuisement, difficultés à récupérer.


En favorisant une meilleure régulation neurophysiologique, certaines personnes décrivent :

  • un apaisement général ;
  • une meilleure qualité de sommeil ;
  • une diminution de la tension interne ;
  • une sensation de clarté mentale ;
  • une plus grande stabilité émotionnelle.


Chaque personne est unique : il n’existe pas de réponse standard.

Dessin de cerveau avec des éclaboussures de peinture colorée

Burn out et épuisement du système nerveux à Saint-Priest

Burn out : quand le système nerveux est à bout


Le burn out ne se résume pas à une fatigue passagère. Il correspond à un état d’épuisement global, à la fois émotionnel, cognitif et physiologique, résultant d’une exposition prolongée au stress sans récupération suffisante. Sur le plan neurophysiologique, le système nerveux est souvent resté trop longtemps en mode adaptation, jusqu’à l’épuisement de ses ressources.


Ce qui se passe dans le corps


Lorsqu’un stress devient chronique, l’organisme active en continu des mécanismes de survie : vigilance, tension, mobilisation de l’énergie.


À long terme, cela peut conduire à :

  • une fatigue intense et persistante,
  • des troubles du sommeil,
  • une difficulté à récupérer,
  • une perte de motivation,
  • un brouillard mental,
  • une hypersensibilité émotionnelle,
  • une sensation de vide ou d’effondrement.


Il ne s’agit pas d’un manque de volonté, mais d’un effondrement des capacités adaptatives.


Pourquoi la récupération est difficile ?


Dans le burn out, même le repos ne suffit parfois plus. Le système nerveux a perdu sa capacité naturelle de régulation.

Cela peut entraîner :

  • un sommeil non réparateur,
  • une sensation de tension constante,
  • des pensées envahissantes,
  • une difficulté à se poser.


Le rôle de la psychothérapie


La psychothérapie permet :

  • de comprendre les mécanismes d’épuisement,
  • de redonner du sens,
  • de restaurer les limites,
  • de reconstruire une identité malmenée,
  • de transformer les schémas internes.


Mais ce travail peut être entravé si le système nerveux reste en état d’alerte ou d’effondrement.


Neurofeedback et burn-out


Le neurofeedback peut, chez certaines personnes, soutenir la régulation neurophysiologique en aidant le système nerveux à retrouver de la flexibilité.


  • Il ne traite pas le burn out.
  • Il ne remplace pas la psychothérapie.
  • Il n’accélère pas artificiellement la récupération.


Mais il peut parfois faciliter :

  • un apaisement global,
  • une meilleure récupération,
  • une diminution de la surcharge interne.

Vidéo sur la dépression et le sommeil

Vidéo sur le neurofeedback et le burn out

Anxiété et hypervigilance : quand le système nerveux reste en alerte

L’anxiété n’est pas seulement une expérience mentale. Elle est avant tout une réponse neurophysiologique de protection.

Le système nerveux anticipe un danger et mobilise le corps pour y faire face.

Lorsque cette réponse devient chronique, elle peut générer un état d’hypervigilance.


L’hypervigilance se manifeste souvent par :

  • une difficulté à se détendre,
  • une attention constamment tournée vers les menaces,
  • une tension corporelle persistante,
  • des pensées anticipatoires,
  • une sensation d’insécurité diffuse.


Ce n’est pas un défaut de caractère, mais une adaptation du système nerveux.


Pourquoi l’anxiété ne disparaît pas simplement par la volonté ?


Dire à une personne anxieuse de “se détendre” est inefficace, car l’anxiété ne dépend pas uniquement du raisonnement conscient.

Elle est profondément enracinée dans les circuits neurobiologiques de survie.


Le rôle de la psychothérapie


La psychothérapie permet :

  • d’explorer les origines de l’anxiété,
  • de comprendre les déclencheurs,
  • de transformer les schémas internes,
  • de développer une sécurité psychique.


Mais cela peut être difficile si le corps reste en état d’alerte constante.


Neurofeedback et anxiété


Le neurofeedback peut parfois soutenir la régulation de l’activation physiologique en fournissant au cerveau un retour sur son propre fonctionnement.

  • Il ne supprime pas l’anxiété.
  • Il ne remplace pas le travail psychique.
  • Il ne garantit pas de résultats spécifiques.


Mais il peut, pour certaines personnes, faciliter l’apaisement et la stabilité nécessaires au travail thérapeutique.


Trauma et régulation du système nerveux avec le neurofeedback

Comprendre le trauma : au-delà du récit


Le trauma ne se limite pas à un souvenir douloureux. Il s’inscrit profondément dans le corps et dans le système nerveux.

Lorsqu’une personne traverse une expérience perçue comme insurmontable, son organisme active des mécanismes de survie : fuite, combat, sidération, dissociation. Ces réponses sont normales et adaptatives.

Cependant, lorsque ces états persistent, le système nerveux peut rester bloqué en mode alerte.


Ce que le trauma peut produire sur le plan neurophysiologique


Ce que l'on observe :

  • hypervigilance,
  • troubles du sommeil,
  • anxiété chronique,
  • fatigue intense,
  • difficultés de concentration,
  • réactions émotionnelles disproportionnées,
  • engourdissement émotionnel,
  • dissociation.


Ces manifestations ne relèvent pas d’un « manque de volonté » : elles sont le reflet d’un système nerveux qui tente de protéger.


Pourquoi la régulation est essentielle ?


Un système nerveux en état d’alerte chronique a du mal à :

  • se sentir en sécurité,
  • se poser,
  • intégrer les expériences,
  • symboliser,
  • mentaliser,
  • se projeter.


La psychothérapie peut être entravée lorsque l’organisme est constamment en mode survie.


Réguler n’est pas effacer


Réguler le système nerveux ne signifie pas supprimer les souvenirs, ni nier les vécus.

Cela signifie :

  • retrouver une capacité de stabilité,
  • réduire les réactions automatiques,
  • restaurer une sensation de sécurité interne,
  • permettre un accès plus fluide aux émotions.


Neurofeedback et trauma

Le neurofeedback peut parfois soutenir cette régulation en fournissant au cerveau des informations sur son propre fonctionnement.

  • Il ne traite pas le trauma.
  • Il ne remplace pas la parole.
  • Il ne « guérit » pas.


Mais il peut, chez certaines personnes, rendre le travail thérapeutique plus tolérable.

Vidéo sur le neurofeedback et le trauma

Vidéo sur les maladies neurologiques

Vidéo sur le sport de haut niveau

Vidéo sur le neurofeedback après un accident

FAQ - Les questions fréquentes sur le neurofeedback

  • Le Neurofeedback NeurOptimal® est-il un traitement médical ?

    Non. Il n’a pas de statut de traitement médical ni de prise en charge thérapeutique autonome. C’est un outil d’autorégulation neuronale utilisé en complément d’un accompagnement thérapeutique.

  • Cela remplace-t-il la psychothérapie ?

    Non. Je considère la psychothérapie comme le cœur de mon travail. NeurOptimal® est proposé seulement lorsque la régulation du système nerveux peut faciliter le travail psychique et émotionnel.

  • Est-ce adapté à tous ?

    La technologie est généralement considérée comme non invasive et sûre pour des personnes sans contre-indication médicale spécifique. Toutefois, toute démarche de neurofeedback doit être discutée dans un cadre clinique global.

  • Combien de séances sont nécessaires ?

    Le nombre de séances varie selon les objectifs et les besoins individuels. Une série de séances régulières est souvent recommandée pour observer des effets durables, mais cela dépend de chaque situation.

  • Y a-t-il des effets secondaires ?

    NeurOptimal® est considéré comme doux, non invasif et sans effets secondaires majeurs connus, mais certaines personnes peuvent percevoir des sensations diverses au cours du processus d’entraînement.

  • Faut-il faire quelque chose pendant la séance ?

    Non. Vous n’avez rien à contrôler, rien à réussir. Le processus est automatique. Vous pouvez simplement vous détendre, écouter de la musique ou regarder un film.

  • Est-ce que ça envoie de l'électricité dans le cerveau ?

    Non. Les capteurs sont passifs. Ils enregistrent uniquement l’activité cérébrale, sans stimulation électrique.

  • Est-ce que cela peut aider en cas d’anxiété ou d’épuisement ?

    De nombreuses personnes rapportent un apaisement, une meilleure récupération, une diminution de la tension interne ou une meilleure qualité de sommeil. Chaque personne étant unique, les ressentis peuvent varier.

  • Est-ce adapté aux enfants ou adolescents ?

    Oui, mais toujours dans un cadre clinique réfléchi.

  • NeurOptimal® est-il validé scientifiquement comme traitement ?

    À ce jour, NeurOptimal® ne dispose pas de validation scientifique solide sous forme d’essais cliniques randomisés publiés dans des revues à comité de lecture pour des troubles psychiques spécifiques.

    Les recherches sur le neurofeedback EEG en général montrent des effets potentiels sur la régulation émotionnelle, le stress et certains symptômes, mais les données spécifiques à NeurOptimal® restent limitées.


  • Quelle est la différence avec le neurofeedback classique ?

    Le neurofeedback classique est souvent dit « dirigé » : il vise à modifier certaines fréquences cérébrales ciblées selon des protocoles prédéfinis.

    NeurOptimal® est un système dynamique non dirigé : il ne cible pas de fréquences spécifiques, ne poursuit pas d’objectifs normatifs et repose sur le principe d’auto-organisation du système nerveux.


  • Peut-on parler de neuroplasticité ?

    Le neurofeedback s’inscrit théoriquement dans les modèles de neuroplasticité, mais les mécanismes précis restent partiellement compris. Il n’est pas possible d’affirmer avec certitude les processus neuronaux exacts impliqués.

  • Est-ce une psychothérapie ?

    Non. Il ne s’agit pas d’une méthode psychothérapeutique, mais d’un outil neurophysiologique.

  • Quelle est ma posture clinique ?

    NeurOptimal® est utilisé uniquement comme outil complémentaire.

  • Est-ce une méthode normative ?

    Non. Il n’y a pas de modèle cérébral idéal à atteindre. Il s’agit d’un système non normatif, qui respecte l’organisation propre de chaque cerveau.

  • Peut-on parler de guérison ?

    Non. Aucune promesse de guérison n’est faite. L’objectif est un soutien à l’autorégulation, pas une suppression des symptômes.

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